Nous habitons en Haute Normandie (France), dans le Pays de Caux, dans le bassin de trois petites rivières et à 20 km de la Manche. Le climat y est océanique, marqué par des hivers doux (une moyenne largement positive de 5° C) et une humidité importante (hygrométrie presque toujours élevée, environs 1 m de précipitations annuelles réparties de façon assez continue tout au long de l’année, plutôt sous forme de crachins que d’averses).

Nous partageons notre sous sol avec le Bassin Parisien : un plateau de craie, roche sédimentaire calcaire et friable déposée à la fin de l’Ère Secondaire, quand la région était noyée sous une mer peu profonde. Ce plateau crayeux est recouvert d’un manteau d’argiles à silex, lui-même surmonté d’une couche de loess, fin limon apporté par le vent à l’Ère Quaternaire, qui ne demande qu’à repartir avec les eaux de ruissellement. Notre terrain, en pente, comporte une partie délavée, très caillouteuse, où il est difficile d’enfoncer un pieu entre les silex, et une petite zone très fertile où les dépôts limoneux viennent s’accumuler pour peu qu’on les empêche de rejoindre la rivière proche.

Nous avons la chance d’habiter une intercommunalité dynamique (Terroir de Caux), avec une tradition agricole tenace. L’industrie agro-alimentaire y fournit une part importante des emplois… et de la pollution. Mais l’agriculture bio (ou en conversion bio) trouve aussi sa place dans le tissu économique. Il est assez facile de trouver de bons produits sains sur les marchés environnants ou directement chez les producteurs : maraîchage (ce qui ne nous intéresse pas trop dans la mesure où nous couvrons à peu près nos besoins en légumes), lait et fromages (de vache et de chèvre), poissons, coquillages et crustacés, farine, pain, huile, cidre et calvados, confitures, sirops, miel et gelée royale… Des éleveurs proposent également de la viande (bovine et porcine) de qualité vendue directement à la ferme ; leur labélisation bio se fait néanmoins attendre.

Au delà des quelques 80 communes regroupées en intercommunalité et où nous concentrons l’essentiel de nos achats alimentaires, nous retenons les critères habituels des « locavores » et considérons comme « local » ce qui a été produit dans un rayon de 100 km autour de notre village et comme « à peu près local » ce qui provient d’un rayon de 250 km. Le premier cercle nous amène du Touquet à Cabourg et « descend » au Sud jusqu’à Mantes-la-Jolie ou Conches-en-Ouche. Le second déborde les frontières : de Londres à Orléans et de Gand à Saint-Malo. Par ailleurs, nous ne prétendons pas nous nourrir de façon exclusivement « locale » : nous consommons du thé, du café, du chocolat, du rapadura (sucre de canne complet), des oranges, de l’huile d’olives, du poivre, de la muscade, de la cannelle…

Il va de soi qu’en fonction de l’endroit où chacun habite, les ressources « locales » varient considérablement !!! Nous tentons juste d’exploiter au mieux celles dont nous disposons. A chacun, bien sûr, de voir ce qu’il peut tirer de son propre territoire.

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